La vie trépidante de Nestbox I (épisode 2)
Le printemps est arrivé. Il est temps que j'assure enfin la mission qui me sera confiée. Un dimanche matin, il nous a aligné mes confrères et moi dans la pelouse. Puis l'un après l'autre, il nous a emmenés vers une destination qui nous était inconnue.
Au bout de quelques instants, il m'a déposé sur un morceau de contreplaqué marine, lui-même déposé sur une bordure en béton placée à l'horizontale. Il m'a placé entre deux touffes d'hémérocalles qui offriront d'ici quelques temps un couvert suffisant pour me dissimuler. Je serai ainsi, pense-t-il, plus sécurisant pour des oiseaux un peu craintifs et moins attractifs pour des prédateurs éventuels.
Il a garni le fond du nid avec une couche de 10 centimétres environ de terreau. D'autres y mettent du sable du rhin, d'autres encore de la tourbe blonde qui conserve l'humidité, d'autres enfin font un mélange des deux. Au-dessus de cette couche de fond, il a ajouté une bonne couche de foin (pas de paille qui pourrit avec l'humidité). J'étais prêt pour accueillir mes premiers visiteurs.
Cela n'a pas tardé. Quelques jours seulement après avoir installé, j'ai reçu ma première visite. Une ébauche de nid . J'attends la suite avec impatience.
La vie trépidante de Nestbox One (épisode 1)
C'était une grise journée d'hiver, par un froid à ne pas mettre un canard dehors, l'homme était descendu dans son "atelier". Cela faisait bien des années que l'idée était dans sa tête. Il avait lu des dizaine de fois cet article paru dans sa revue préférée. Cette fois-ci c'était décidé, il allait se lancer.
Il était au bricolage ce que Ghandi était à la violence, pas doué pour un sou. Le bois avait été acheté en même temps qu'une scie sauteuse performante. Femme et enfants l'avaient vu descendre vers son "atelier" en se demandant combien de doigts allaient y passer cette fois.
Cela faisait plusieurs heures maintenant qu'il était enfermé. On entendait monter la voix aigüe de la scie sauteuse à laquelle succéda celle de la visseuse entrecoupée de quelques coups de marteau..... et toujours pas d'appels à l'aide, pas d'intervention d'urgence pour soigner une coupure.
Enfin , dans l'après-midi, la porte du sous-sol s'ouvrit, il avait le sourire . Il avait réussi.
C'est comme cela que je suis né. Comme j'étais sa première réalisation, il me baptisa Nestbox One ce qui pourrait se traduire par nichoir n°1. 
J'étais de bois brut, il me recouvrit donc de plusieurs couches d'un produit pour le bois pour lutter contre l'humidité et me préserver des maladies afin que ma vie soit longue et tranquille.














